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La Colline du Château de la Soie |
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Page 2
: Galerie de photos |
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Le dimanche 4 juin 2006, la Colline du Château de la Soie a livré "tous" ses secrets grâce à une pléiade de spécialistes : botanistes, historiens, entomologistes, archéologues, géologues, climatologues, ...
L'Administration communale de Savièse, par sa Commission Art et Culture, présidée par Georges-Albert Hériter, a honoré le travail de recherche fait par Pascal, Sabine et Charly Rey, en organisant cette magnifique journée, riche en découvertes....
Une visite sur place s'impose...
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La colline de la Soie (872.6 m), sur la commune de Savièse, se présente comme une longue lame de 2 km orientée au NE-SO. Ce magnifique belvédère a connu la présence humaine depuis le Néolithique moyen (4400-4200 av. J.-C.). En 1219, Landri de Mont, évêque de Sion, y construisit un château imposant qui servit de résidence d’été. Cet édifice stratégique fut convoité par les comtes savoyards. En 1375, Antoine de la Tour fit précipiter le prélat Guichard Tavelli dans les rochers. Assiégé, le château capitula en 1384. Il fut pillé et incendié. Des ruines actuelles, la porte principale et l’imposante muraille caractérisent le site de la Soie.
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Sur le plan géologique, la colline se compose d’une alternance de bancs rocheux calcaires et de schistes sombres, inclinés de 70-80o et orientés au SE. Des dépôts morainiques, des éboulis et du lœss recouvrent la base des deux versants.
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Le climat de type continental, qui est celui de l’adret collinéen du Valais central, se distingue par un ensoleillement intense et par de faibles précipitations annuelles (580 mm de moyenne). Le contraste microclimatique des deux versants est saisissant! Sur le flanc sud-est, la température moyenne annuelle classique à 2 m du sol, de 10.9oC en 2004, s’est montrée de 0.5oC supérieure à celle de Sion-aérodrome. Le flanc nord-ouest, peu éclairé en hiver, a enregistré une température moyenne annuelle de 9.7oC pour la même période. D’autre part, la température du sol à 5 cm de profondeur montre des écarts plus marqués encore entre le nord et le sud. En hiver, les rayons bas du soleil, qui touchent presque perpendiculairement les pentes escarpées du versant sud à la mi-journée, dégagent beaucoup de chaleur. Ainsi, ces zones se déneigent rapidement et ne connaissent pas de gel en profondeur, à l’inverse du côté nord.
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L’incidence microclimatique sur la flore et la faune des deux versants est un cas d’école. 431 espèces végétales, réparties sur 20 groupements, ont été répertoriées. Le sud semi-aride, relativement doux en hiver et torride en été, conditionne la vie végétale et animale. Une belle steppe et une chênaie pubescente hébergent un cortège de plantes, d’insectes, d’oiseaux méditerranéens et eurasiatiques. Relevons en particulier la présence de la plus importante station suisse d’onosmas du Valais (Onosma pseudoarenaria ssp. helvetica). Sur cette espèce steppique, le papillon rare, la pyrale de l’onosma (Cynaeda gigantea s.l.), a été découvert en 2004. Le nord plus humide, froid en hiver et chaud en été, est colonisé par une succession de groupements forestiers. Citons, par exemple, la pinède, la pessière (épicéas), la sapinière et le bocage aux feuillus centenaires, tels l’érable à feuilles d’obier et le tilleul à larges feuilles. Cette forêt peu exploitée, recelant lianes, fougères et mousses diverses, abrite une faune sauvage intéressante. La riche biodiversité de la colline est donc remarquable! |
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Cet îlot de nature, au cœur du vignoble et des zones habitées, est un lieu de promenade privilégié en toute saison. Il mérite égards et sauvegarde. Texte et photos de Sabine et Charly Rey |
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