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Exposition
Artistes saviésannes et saviésans |
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le me., je., ve., di. de 14.00
à 19.00 |
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B.FELIX SAVIOZ Peintre et portraitiste de l’école espagnole et italienne. Ce peintre valaisan est très honoré d’accrocher ses toiles dans cette magnifique Maison de la Culture de Savièse, qu’il qualifie d’œuvre d’art. C’est un personnage atypique avec à la fois un tempérament artistique et pragmatique. Pourquoi ? parce que toute son activité picturale s’est déroulée en plus de ses études et de son activité professionnelle, il n’a hélas pas pu vivre de la peinture. Tout jeune vers 10 ans il a eu un éveil artistique en voyant Alfredo Cini peindre de grandes fresques en l’église de Noès. Ce bon peintre a pris en sympathie ce jeune et sur la couche de fond il a esquissé un croquis de ce garçon. Il a aussi observé souvent le peintre Mussler et d’autres encore immortalisant les vieilles maisons de ce village tranquille des Anniviards. A l’âge de 15 ans il a suivi les cours de l’école ABC de Paris pour le dessin et la peinture. Lors d’un séjour de 2 ans à Rome il a pu assister à des séances d’un grand maître portraitiste qui exécutait un portrait très grand format du Pape Jean 23, c’était en 1960. Il a aussi fréquenté un peintre chevronné qui s’était spécialisé dans la reproduction des tableaux de Maitres ce qui est un art en soi. Mais c’est sans conteste l’Espagne, ce pays de grands peintres, qui l’a le plus impressionné et inspiré. Patrie de Picasso et terre d’accueil de Domenikos Theotokopoulos dit El Greco, l’Andalousie creuset de la paix entre Chrétiens, Juifs et Musulmans qui ont cohabité durant 850 ans dans une parfaite harmonie est resté un exemple unique dans l’histoire de l` humanité. Ce haut lieu de l’art, de la musique et des sciences a fait vibrer le cœur de Savioz qui en sera marqué tout sa vie durant. Et c’est précisément un peintre andalous né à Tanger, Manuel Mijes, qui a éduqué, conseillé et guidé notre valaisan durant plusieurs années et lui a donné le goût des couleurs chaudes de ce « Jardin de l’Occident » Al Andalous comme l’appelaient les Maures. Savioz est un être sensible et avec son « œil de peintre », comme il aime à dire , il peut voir des images et des personnages parlants , des attitudes émotionnantes et pleines de sens. Savioz est aussi un pacifiste et idéaliste, ce qui le fait souffrir en voyant les horribles turbulences qui agitent notre monde à la seule recherche de la domination et du profit alors que nous pourrions avoir le paradis sur cette terre. Durant son voyage en Israel en 1960 il a été frappé par l’image d’un jeune palestinien et d’un jeune juif qui cheminaient ensembles avec chacun le bras sur l’épaule de l’autre, il en a exécuté une peinture intitulée « La paix des enfants » et cette image il voudrait que le monde entier la voie et contribue à aider à retrouver cette paix. Si vous venez voir son exposition du 5 février au 21 mars 2010 à Savièse, vous constaterez que cet artiste privilégie le portrait parce que dans le visage humain on peut voir beaucoup de choses et il a aussi voulu immortaliser des valaisans célèbres et des gens "d’entchiè no". Il y a aussi dans sa peinture une note multiculturelle qui est le reflet d’impressions de voyages dans plusieurs pays. Une personne a dit un jour être frappée par l’intensité des couleurs sur les toiles de Savioz, et bien c’est qu’il travaille avec une palette restreinte de 3 à 4 couleurs avec préférence pour les couleurs de base. Une autre a dit quelle diversité dans ses thèmes, c’est parce qu’il y a des toiles datant de près de 40 ans et parce que Savioz a étudié les grands maitres et il a vu leur évolution et il a vu aussi que l’inspiration et la sensibilité conduisent à représenter des thèmes différents. Enfin pourquoi Savioz ne fait pas de la peinture moderne, c’est que le non figuratif que l’on voit souvent en ces temps composé de traits, de formes indéfinies, de pots de peinture versés sur la toile et réparties avec un râteau ce n’est pas de la peinture, mais de la décoration comme le lui ont si bien dits les maitres de la peinture espagnole. Savioz reste donc en adéquation avec la base de la peinture, connue depuis l’Egypte antique, qui est la manifestation de l’instinct de conservation et la stigmatisation de lieux, de visions, de personnages dans des attitudes particulières à un moment déterminé de leur existence. C’est en quelque sorte essayer d’arrêter le temps, mais c’est quelque part une chimère derrière laquelle court l’humanité. Un sage de l’Antiquité a dit : »Le temps est un grand maître, le malheur c’est qu’il tue ses élèves » Et Savioz continue inlassablement à peindre, il ne connait pas la retraite. Sa devise n’est-elle pas : "Travailles comme si tu devais vivre éternellement et aimes comme si tu devais mourir demain" .Et vous, si vous lui faites l’amitié de venir voir ses peintures vous serez transposés, pour quelques instants, dans un autre univers, c’est ce qu’il vous souhaite de tout cœur Sion janvier 2010
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