Vallée du Sanetsch
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«Évitez de laisser des objets dans vos véhicules, même s'ils ne sont pas visibles» Plus d'infosLa joie
Cantique d'été
VIII
Tu es simple et pur comme la lumière dorée que verse le soleil.
Ta jeune vie se déploie aux rayons du zénith, tel un triomphal étendard.
Ouvre les bras, secoue la tête et ris parce que l’heure est belle, parce que le ciel est éclatant, parce que la sève bouillonne au cœur des arbres verts et que les abeilles sont étourdies de parfums.
Ris, je verrai tes dents luire plus blanches que les blanches amandes, je bondirai vers toi pour me suspendre à tes épaules plus fortes que les branches du cerisier et tu mordras le fruit écarlate de ma bouche.
Ris parce que je t’aime et qu’il est midi.
Lu par Romane Rey
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XIX
Le vent fait remuer la tête verte des noyers ; il défie l’armée noire des sapins qui monte à l’assaut des pentes, il baise là-haut la robe froide de la neige, l’écharpe folle des nuées, il explore les horizons.
Dis-moi que tu l’aimes, Sylvius, le vent généreux et fort qui féconda jadis les cavales de Lusitanie, car ce soir, il se fait humble et attentif devant notre amour.
Sens-tu passer son haleine dans tes cheveux blonds ?...
Mais, ton bras serre ma taille à la briser, ton regard sonde l’obscurité, que cherches-tu?
Est-ce l’odeur sèche et grise du foin ou celle de mes cheveux que tu respires.
Maintenant, les scabieuses ployées touchent mon front, les yeux dorés des étoiles nous regardent.
Ecoute la nuit, comme une eau lente et bleue qui s’étend.
Tu te penches, que me dis-tu ?
Je n’entends pas.
Lu par Justine Chavatte
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XXX
Par toi, je connais un merveilleux bonheur.
C’est le bonheur de la fleur éclatée, du blé qui jaunit, du pommier qui s’agenouille sous son fardeau brillant.
C’est le bonheur des eaux libres, du vent vigoureux, de la lumière immense répandue sur toute la nature.
Quand je te vois près de moi, la joie sans nom envahit mon âme et je voudrais lancer mon cœur dans le soleil.
Lu par Justine Buro